LIBANO Y FRANCIA

 

Fuertes lazos unen a Lìbano con Francia.

Lìbano se independizò de Francia, pero a diferencia de lo que ocurre en muchos casos cuando una naciòn se independiza de otro Estado, el relacionamiento entre ambos paìses es continuo

En este espacio encontrarà informaciòn bàsicamente en lengua francesa sobre libaneses en Francia y relaciones entre ambos países.

 A continuaciòn reproducimos texto contenido en Sitio Ministerio de Relaciones Exteriores de  Francia, sobre encuentro libano-francès que tuvo lugar en Francia entre el 14 y el 15 de julio del 2007

La France et le Liban

Rencontre inter-libanaise (Château de la Celle Saint-Cloud les 14 et 15 juillet 2007)

 Une rencontre inter-libanaise s’est tenue au Château de la Celle Saint-Cloud les 14 et 15 juillet. Les débats, sous l’impulsion du Ministre, ont été centrés sur le nécessaire renforcement de l’Etat libanais.


 

 

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Arrivée des délégations
au Château de la Celle Saint-Cloud.
© F.Delamure - MAEE

 

La rencontre interlibanaise de la Celle Saint-Cloud des 14 et 15 juillet 2007 a réuni sous l’égide du ministre des Affaires étrangères et européennes français, M. Bernard Kouchner, 28 représentants mandatés par les 14 formations politiques ayant participé au dialogue national et 5 membres de la société civile libanaise dans le but de poursuivre le dialogue national entamé en 2006. Monsieur Nassif Hitti, ambassadeur de la Ligue des Etats arabes à Paris a été associé au dîner. Entretenant des liens privilégiés avec le Liban, la France s’est portée volontaire pour jouer le rôle de facilitateur dans la crise libanaise. L’initiative française d’organiser une rencontre de ce genre illustre la volonté de Paris de faciliter la reprise du dialogue entre les différentes familles politiques libanaises. L’idée en avait été lancée par M. Bernard Kouchner lors de sa visite au Liban les 24 et 25 mai 2007.

 

Video Format flash - 2mn30’’- ©, MAEE

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En partant d’une discussion sur le renforcement de l’Etat libanais et de ses institutions, cette rencontre informelle a été l’occasion de recenser les points de convergences entre les différentes tendances mais aussi de mettre en évidence les dissensions au sein de la classe politique libanaise.

Les participants ont affirmé la nécessité du plein respect des fondements de l’Etat libanais et du « bloc de constitutionnalité » (respect de la constitution, Pacte de 1943 et Accords de Taëf) ; le soutien à l’armée libanaise ; l’affirmation de la souveraineté et de l’indépendance avec l’appui de la communauté internationale ainsi que le rejet d’une quelconque tutelle extérieure ; le rappel de l’importance du dialogue national engagé en 2006 ; le respect de la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies pour une stabilisation durable du pays ( notamment au sud en ce qui concerne la résolution 1701) et enfin, la condamnation de toute forme de violence politique.

Cependant le clivage politique entre majorité et opposition demeure sur l’échéance présidentielle et l’élargissement du gouvernement. L’opposition a argumenté en faveur de la formation immédiate d’un gouvernement d’union nationale. La majorité a fait valoir le respect de l’échéance présidentielle et la préséance de cette dernière sur la formation d’un nouveau gouvernement. Selon le groupe du 14 mars, le choix du nouveau président passe avant la question de la constitution d’un nouveau cabinet. Par ailleurs, la majorité a rappelé son ouverture concernant l’éventuelle formation d’un gouvernement d’union nationale. La majorité a proposé à l’opposition de travailler de manière conjointe en vue de l’élaboration d’un paquet articulant un compromis sur les questions de l’élection présidentielle, de l’élargissement du gouvernement et l’élaboration d’une nouvelle loi électorale. Les discussions ont permis, dans cette optique de mettre en lumière la volonté de la majorité d’accoler à ce « paquet » des garanties croisées pour éviter tout blocage parlementaire.

En conclusion, la rencontre interlibanaise des 14 et 15 juillet 2007, à la Celle Saint-Cloud a permis au débat de progresser, et aux différentes parties d’échanger dans une atmosphère constructive. Les enjeux politiques et institutionnels urgents ont été abordés, les idées lancées constituant une base pour la poursuite du dialogue. M. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes s’est rendu au Liban les 27, 28 et 29 juillet 2007 pour s’assurer de la poursuite du dialogue et de la concertation entre les differents acteurs politiques libanais en vue d’un règlement de la crise qui touche le pays.



 

La rencontre s’est clôturée le 15 juillet au soir par une conférence de presse.

- Lire les propos de M. Bernard Kouchner lors de la conférence de presse

"Que va-t-il se passer ? Sur quoi avons-nous débouché ? Encore une fois, nous ne recherchions rien d’autre que de mettre en contact des représentants des partis libanais qui auraient pu se parler à Beyrouth. Mais il se trouve qu’ils ne se parlaient plus. Ceux qui se rendent compte du risque que représente cette crise politique, étaient là avec nous et ils ont réaffirmé leur attachement au plein respect des fondements de l’Etat libanais, à la souveraineté, à l’indépendance du Liban ainsi qu’au rejet de toute tutelle extérieure. Ils ont approuvé bien entendu et réaffirmé leur attachement à la Constitution libanaise, au Pacte national de 1943 et aux Accords de Taëf, ainsi qu’à l’armée à laquelle ils ont manifesté leur soutien total, en particulier dans la période actuelle.

 

 

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Accueil des délégation, 11.3 ko, 200x139
Accueil des délégations.
© F.Delamure - MAEE

Ils se sont engagés à mettre pleinement en œuvre les acquis du dialogue social dans la période qui vient, ainsi que les accords à venir. Les participants ont marqué solennellement leur accord de ne pas recourir à la violence à des fins politiques ainsi que leur attachement au règlement pacifique des différends. Ils ont souligné la nécessité de contacts permanents, d’un dispositif d’alerte, de concertation avec nous et avec d’autres.
 

 

 

 

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Rencontre inter-libanaise
au Château de la Celle Saint-Cloud.
© F.Delamure - MAEE

Ils ont convenu de faire preuve, et nous allons continuer à leurs côtés, de retenue dans l’expression médiatique et de parvenir à l’élaboration d’un code d’honneur sur l’utilisation des médias. Comme le reste, c’est à eux de le faire, ce n’est pas à nous. Ils ont souligné la nécessité de ne pas bloquer le processus institutionnel et le dialogue sur l’élection présidentielle et sur la formation d’un gouvernement d’union nationale représentatif des principales composantes du Liban.

 

La question des garanties réciproques pour respecter ces deux objectifs a été abordée. Ce qui est important, c’est que ce dialogue entre les parties libanaises se poursuive et il se poursuit dès maintenant."

 

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Le château 
de La (...), 11.6 ko, 200x150
Le château
de La Celle Saint-Cloud
(Yvelines, Ile-de-France)
© POOL MAEE

 

 

Pour en savoir plus

Tribune de M. Bernard Kouchner parue dans al-Hayat et l’Orient le Jour (4 juillet 2007)

"Une chose doit être claire : c’est aux Libanais, et à eux seuls, de reprendre le dialogue et de le conduire à son terme. Trop longtemps, leur pays a souffert des « guerres des autres », pour qu’une quelconque partie extérieure se substitue aujourd’hui à eux dans l’élaboration de l’indispensable compromis.

En revanche, ce que peut - ce que doit - faire un pays comme la France, c’est aider les Libanais à renouer les fils de ce dialogue."


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